Les usages des TICE en formation se collectent plus qu’ils ne se décrètent…

De la même façon que les usages d’internet sont difficiles à imposer dans les entreprises (les salariés ont souvent le sentiment de se retrouver dans un cadre trop directif, voire même parfois surveillé…), il apparait que l’utilisation des TICE en salle de classe réponde à ce même principe…

En effet, le recours à ces outils numériques répond, à un instant donné, à un besoin précis du formateur qui prépare sa séquence pédagogique : comment dans ce cas « décréter » de » bonnes pratiques », tant celles-ci dépendent de contextes de formation particuliers ?

La collecte de ces pratiques, novatrices pour la plupart, présente quant à elle un intérêt considérable : les réseaux sociaux (twitter, Facebook, Google+) permettent ce type d’échanges et peuvent même déboucher sur de réelles collaborations en ligne (dites « travail collaboratif »).

Une autre approche consiste à mettre à disposition des formateurs et des apprenants des plateformes numériques d’apprentissage (des ENT – Espaces Numériques de Travail – ou mieux encore des plateformes ouvertes du type JogTheWEb). Ce projet est d’ailleurs à l’étude avec certaines MFR de Bretagne (qui utiliseraient la plateforme KMB360 de la jeune entreprise innovante KMB Partners) : l’idée est d’associer les universités à l’analyse de ces usages, de façon à créer de véritables « observatoires de pratiques ». Un projet a été déposé dans ce sens dans le cadre du grand emprûnt… Affaire à suivre.

Pour illustrer ces échanges de pratiques « numériques », qui sont nécessaires pour trouver l’outil adapté à ses besoins de formation, je vous conseille de consulter cette « causerie » entre Christophe Batier et Marcel Lebrun qui présente la formule du « Barcamp » : un espace de convivialité et d’échanges « IRL » (In Real Life) sur les pratiques numériques en formation :

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