Transposition didactique du « savoir » et motivation en formation

En dehors de la nécessaire prise en compte des programme et des objectifs de formation, on choisit nécessairement quel savoir on espère voir acquis chez l’apprenant au terme d’une séquence pédagogique.

Sans entrer dans le débat sur la définition même du savoir, et la mise en avant actuelle des compétences (on revient en arrière au Québec sur ce point aujourd’hui), on peut y voir une analogie avec la transposition didactique, c’est à dire le passage du savoir savant au savoir rendu accessible aux élèves. Ainsi, notre choix peut également être dicté par des principes axiologiques (liés à mes propres valeurs ou à celle de mon institution). D’autre part, le contenu d’enseignement doit être rendu enseignable mais également évaluable et donc adapté aux objectifs de la formation.

Selon Rolland VIAU[1], il faut également veiller à rester « pertinent sur le plan professionnel » et « de haut niveau sur le plan cognitif » afin de proposer « une bonne tâche » garante de la motivation des jeunes… D’où la nécessité, selon moi, en formation par alternance en MFR, de rester en prise avec le monde professionnel tant sur le plan des compétences que des connaissances.

 


[1]    VIAU, Rolland. La motivation en contexte scolaire. Éditions du Renouveau pédagogique, 1994

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