Blocs d’activités pédagogiques de 4h : mode d’emploi

Depuis plusieurs années, quelques MFR de l’Est de la France (Haute- Saône) soutiennent un projet innovant. Il s’agit de proposer aux jeunes des « blocs de 4 heures » d’activités, pour éviter le saucissonnage de la semaine en cours juxtaposés. Pour aller plus loin encore, ces MFR ont décidé de couper la journée en  « 3 blocs » distincts, dont l’un est en soirée (les jeunes sont tous internes). Ainsi, une fois par semaine, les jeunes ont par exemple un après-midi allégé, et agrémenté d’un goûter, mais ils reprennent ensuite leurs « activités » jusqu’à 20h…

Il est clair que ce type d’organisation impose l’adhésion de l’équipe puisque les veillées devenant des espaces pédagogiques à part entière, cela nécessite par exemple la présence de deux formateurs en soirée.

Le bénéfice pour les jeunes et les formateurs est semble-t-il très important. Tout d’abord, les temps et les espaces étant « libérés » (la libération de l’un entraînant celle de l’autre), il est plus facile d’engager des activités longues avec les jeunes, et de les faire travailler en sous-groupes par exemple. D’autre part, cette organisation impose aux collègues moniteurs d’envisager son « cours » différemment, en prenant soin justement de ne plus « faire cours » (4 heures de cours traditionnelles n’étant bien entendu pas souhaitables, et devenant vite surtout ingérables !). Les jeunes bénéficient donc pleinement de cet effort d’alternance dans les séquences qui leur sont proposées (théorie – pratique – sous-groupe…). Il est à noter également que cette organisation permet visiblement de renforcer le temps d’accueil (plus long), en mettant l’accent notamment sur le tutorat. Pour les moniteurs, cela leur permet d’avoir des plannings occupés à la demi-journée, plus pratiques en terme d’organisation.

Je vous livre ces informations que j’ai pu obtenir suite à un atelier auquel j’ai participé lors des journées d’étude de l’alternance à Paris, il y a déjà quelques années. Ce projet avait été présenté par le directeur de la MFR de Rioz, Bruno PLAGNE, qui fonctionne sur ce principe. D’autre part, je connaissais moi-même déjà ce fonctionnement pour avoir travaillé dans le passé à la MFR de Hadol (88) avec la fille de Michel MALIVERNAY (FDMFR 70), principal initiateur et défenseur de ce projet il y a déjà quelques années.

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